Punakha-Trongsa

Punakha 

Départ de la capitale, direction Punakha à environ 2h de route. Premier arrêt au col de Dochula à 3100 m d’altitude. Nous avons de la chance, le ciel est dégagé, nous pouvons admirer l’Himalaya bhoutanais avec ses sommets enneigés entre 6500 et 7500m.

On trouve également 108 stupas construites en 2005 en l’honneur de l’armée bhoutanaise qui a vaincu un groupe d’insurgés indiens en une semaine. 108 étant un nombre sacré chez les bouddhistes.

Ce col est réellement magnifique, il faut y prendre son temps.

On reprend la route, direction Punakha 1900m plus bas. On entre dans un décor de jungle (les singes tombent des arbres !), puis de rizières en escaliers.

Arrivé à Punakha, nous nous baladons dans les rizières (avec le chien qui n’aura pas faim aujourd’hui 😊), jusqu’au temple de la fertilité. Depuis que nous sommes arrivés au Bhoutan, nous voyons des phallus…oui oui des phallus, peints sur les maisons, des gêants en bois ou plus discret, en porte clés. Du coup voici l’explication : dans le bouddhisme, il y avait un moine un peu excentrique mais avec des pouvoirs surnaturels qui est surnommé le mad man. Cet homme, dans plusieurs histoires que nous raconte notre guide (on va probablement pouvoir écrire un livre sur les 1001 histoires du bouddhisme), a reussi à soumettre plusieurs démons avec son phallus tout simplement. Du coup, ce symbole permet de se protéger des démons.

Voilà pour la petite histoire, pour en revenir au temple de la fertilité, ce temple est visité par beaucoup de couples ne pouvant pas avoir d’enfant. La femme, en portant un gros phallus en bois, fait trois fois le tour du temple. Pas besoin d’être bouddhiste pour le faire, il faut juste y croire. D’ailleurs, dans le temple, ils ont un album photo avec des gens de partout dans le monde qui ont envoyé une photo de leur enfant après le passage dans ce temple.

Après le repas dans les rizières, direction le Dzong (ancienne forteresse, utilisée actuellement comme monastère et bureau administratif). Celui de Punakha, qui était l’ancienne capitale est vraiment magnifique.

Généralement c’est dans la cour intérieur des Dzong que se déroule les festivals avec les danses traditionnelles. Le temple de ce Dzong est magnifique. Voici juste l’entrée, car comme dans tous les temples, photos interdites. Comme à chaque fois, on en prend pleins les yeux, c’est dingue !

L’entrée des temples est protégée par des mandalas et la roue de la vie (à droite) y est toujours représentée. Chaque jour, on comprend mieux pourquoi il faut des années pour apprendre le Bouddhisme, mais on en apprend tous les jours et surtout tellement d’histoires extraordinaires !

En parlant d’histoire, on voulait quand même vous racontez celle de Bouddha (Siddhartha).

Lorsqu’on rentre dans le temple, une fresque immense raconte son histoire. On va la faire courte…

Ses parents étaient Roi et Reine. Une nuit sa mère a rêvé d’un éléphant à 6 trompes, sur l’une d’elles une fleur de lotus qui rentra dans son côté droite. Quelques temps plus tard, dans les jardins de Lumbini au Népal, elle accoucha de Siddhartha (Bouddha), de son sein droite (pour certain de son aisselles droite). Le jeune prince marche immédiatement et sous ses pas poussaient des fleurs de lotus. Et il s’écria :  » je n’aurais plus de vies futures à endurer, c’est ma dernière réincarnation ». Sa mère mourrut quelques jours plus tard, son père décida de le protéger du monde extérieur et le garda dans le palais royal. Il se marie et devient père. A 29 ans, il sort deux fois du palais sans rien dire à personne. A sa première sortie, il constate la maladie, la vieillesse et la mort. Lors de sa deuxième sortie, il rencontre un homme saint vêtu d’un drap jaune déchiré, qui avait tout quitté pour espérer atteindre la libération de la réincarnation. Le soir même, Siddhartha quitta sa femme, son fils et son palais.

Il côtoya des hommes saints afin d’apprendre sur différents aspects comme la réincarnation et le karma. Puis il médita pendant 6 ans en se nourrissant à peine. Il était devenu tellement faible qu’il n’arrivait plus à méditer. Il accepta un peu de riz et recommenca à méditer sous un figuier, il voulait trouver des réponses à la souffrance du monde. La diable (Mara) essaya de le tenter avec l’appétit, la soif et les plaisirs mais Siddhartha entra dans une méditation si profonde qu’il obtint les souvenirs de toutes ces naissances, c’est à ce moment qu’il a atteint l’éveil et est devenu Bouddha. Plus de désirs ni de souffrance, il atteint le Nirvana (paradis). Il est ensuite redescendu sur terre… et là ça devient très compliqué. On va dire pour transmettre son savoir.

A l’âge de 80 ans, très malade, il dit: » Tout ce qui est créé est sujet au déclin et à la mort. Tout est transitoire. Travaillez pour votre libération, avec diligence ». Et il mourrut allongé sur le côté et atteignit le Parinirvana. Voilà pourquoi Bouddha est parfois assis, debout ou allongé sur le côté droite dans les temples!

Je vous promet que c’est la version courte!

Après la visite du Dzong, petite balade jusqu’au plus long pont suspendu du Bhoutan.

Trongsa

On quitte donc Punakha pour rejoindre Trongsa, un tout petit village au centre du Bhoutan. Cette étape nous permet surtout de couper la route jusqu’à Bumthang en deux.

En effet, la route est en court de construction et à mon avis ça va prendre encore un moment. Des heures de routes à 5km/h 😁 dans la boue avec une voiture pas 4×4 ça patine un peu !!!

On a eu beaucoup de temps pour se faire des scénarios incroyables entre se faire écraser par un glissement de terrain ou tomber 200m plus bas dans le ravin. Ravin qui m’aura valu quelques:  » Oh put** on va tomber! Pourquoi il passe si près du précipice ! » (Julie)

A la pause de midi, nous goûtons deux autres spécilités bhoutanaises et là … définitivement, heureusement qu’ils font de la nourriture pour les touristes sinon on aurait manger des piments au fromage (trop bon) parce que le reste comment dire. On a gouté parce qu’on goûte toujours mais les intestins et le gras de porc séché revenu aux piments c’est plutôt particulier. Tout ça accompagné d’un butter tea, oui oui de l’eau, du thé et 3 tonnes de beurre. Voilà on a gouté mais on ne recommencera pas!

Arrivée à Trongsa dans le brouillard…

Heureusement le lendemain, éclaircies pour visiter le Dzong et continuer la route jusqu’à Bumthang. Tout aussi boueuse et étroite donc le croisement avec vache, chien et camion n’est jamais facile!

Aujourd’hui on questionne notre guide sur les crémations bouddhistes, car sur la route nous avions croisé un crématorium.

Alors pour les bouddhistes, lorsqu’ils meurent, ils èrent pendant 49 jours (dans une sorte de lymbe) où ils font face à la souffrance. Pendant ce temps-là, sur terre, les moines et la famille font des cérémonies pendant 21 jours puis une pause de 5 jours et à nouveau pendant 23 jours pour aider la personne à trouver le chemin de la réincarnation.

 

A savoir également, que les cendres sont généralement placées dans des petites stupas et laissées dans un lieu sacré (très souvent vers des moulins à prière). Les gens qui ont de l’argent peuvent faire construire une grande stupa. Dans la montagne comme dans la vallée, on observe des dizaines d’immense drapeau à prière blanc placé là lors du décès de quelqu’un.

Stupas en mémoire des défunts

Début d’après-midi, arrivée à Bumthang, dans l’est du Bhoutan, cœur sacré du Bhoutan. Nous visiterons demain, en attendant, petite balade dans le village.

 

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