Trek en mode survie du Yunga Cruz

Étant donné qu’on a encore du temps avant de rejoindre le Pérou, on a décidé d’organiser un trek dans les montagnes en Bolivie, histoire d’avoir un peu d’entraînement avant le Machu Picchu. On se trouve une petite agence à La Paz, qui nous organisera le tour avec un guide (ce qui est quand même conseillé par ici).

Rendez-vous ‪à 8h le matin‬ pour rejoindre, en voiture, le petit village de Chuñavi, d’où commence le trek de Yunga Cruz. Sur la route, on voit le mont Illimani. Selon la légende, Illimani aurait tapé sur la tête de son petit frère, Mururata (qui se la jouait parce qu’il était plus grand), ce qui envoya sa tête à l’autre bout de la vallée, formant le sommet Huayna Potosí (6088m d’altitude). Mururata se retrouva avec la tête plate, bizarre pour une montagne!

Mont Illumani

On s’arrête sur la route ‪à midi‬ pour manger de la délicieuse truite fraîchement pêchée avec des chuño (patates déshydratées).

Le trek du Yunga Cruz est un sentier à travers les montagnes qui a été créé par les incas afin de rejoindre plusieurs villages. On y voit encore quelques ruines de campements incas.

Arrivés ‪vers 12:30‬, nous commençons le trek avec notre guide trop trop adorable, Santos. Nous sommes complètement dans les nuages, ce qui donne un aspect assez mystique à ce chemin inca. Le temps se dégage de temps en temps, laissant apparaître le soleil et la vue splendide sur les vallées. On y voit également beaucoup de mines, encore exploitées pour l’or et l’argent qu’elles contiennent. Santos nous explique les conditions de travail extrêmement difficile dans ces mines d’or pour finalement un salaire de misère comparé au prix où seront vendus nos belles montres suisses en or. Aïe ça fait réfléchir tout ça.

Notre manque d’entraînement se fait sentir à 3800m d’altitude 😄, on est essoufflé après une petite montée. Du coup, vu qu’on a le temps, on fait quelques pauses pour admirer le paysage.

Sur le chemin, on trouve des amas de cailloux, qui sont des sortes d’autel pour prier Pachamama (la terre mère), la divinité des Quechuas et des Aymaras. Notre guide offre toujours quelque chose, soit de l’alcool (apparemment elle aime beaucoup ça), du Coca-Cola ou encore des feuilles de coca. Il nous fait aussi donner un peu d’alcool (potable 96 degré 😬) à Pachamama pour que le trek se passe sans encombres.

‪Après 4h‬ de marche, nous arrivons à notre « campement » (à savoir que c’est camping sauvage sur le trek). On installe les tentes et notre guide commence à nous préparer le souper (soupe de légume, riz, frite et nouilles instantanées).

Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déj entourés de vaches, on se met en route avec un grand soleil, des vallées à perte de vue et quelques condors qui passent nous dire bonjour.

4h de marche et beaucoup de pauses plus tard (notre guide adore faire des pauses), nous arrivons proche de notre deuxième campement. On est déjà plus bas en altitude, car la jungle commence déjà.

Après un bon repas, on va se coucher pour une bonne nuit de sommeil. Mais c’était sans compter sur un gros orage qui nous tombe dessus ‪à 2h du mat‬. Le tonnerre gronde, la pluie martèle la tente et on sent que les éclairs ne tombent pas bien loin… on flippe un peu 😊.

Lever de soleil couvert

Lendemain matin (toujours vivants 😄), on remballe la tente toute mouillée, on avale un petit déj rapidement, car il fait super froid et difficile de faire du feu avec du bois mouillé, et on se remet en route. Heureusement la pluie s’est arrêtée, mais le chemin est devenu difficilement praticable. Le sentier s’est transformé en ruisseau avec des petits étangs à passer par endroits, c’est top pour garder les pieds au sec…

Le temps est couvert, mais il ne fait pas froid et la vue est pas mal non plus.

Aujourd’hui, c’est dur, on ‪a 7h‬ de marche devant nous avec les pieds mouillés. Mais on a pas le choix, on doit avancer. Et ça descend sec par moment, les fesses de Julie s’en souviendront et les chemins sont minuscules au bord d’un précipice!

On est maintenant bien dans la jungle (environ 2500m d’altitude), on entend pleins d’oiseaux et on voit des singes au loin qui se balancent dans les arbres. On verra aussi des colibris émeraudes, magnifiques.

Arrivés à un croisement, notre guide a l’air un peu perdu 😝. On prend un chemin qui nous paraissait fermé, mais le guide nous assure que c’est le bon chemin…

On commence à voir quelques villages au fond des vallées, ça veut dire qu’on approche de la fin du trek 😉.

‪Après 6h30‬ de marche, toujours pas de camping, ni de petit ruisseau pour avoir de l’eau pour boire et cuisiner… on entend un filet d’eau plus bas dans la vallée, du coup, vu que le soleil va bientôt se coucher, on installe les tentes au milieu du chemin… le guide décide de partir à la recherche de l’eau en descendant la pente en dessous du chemin. On se sentait mal de le laisser seul, donc je (Julien) pars également à la recherche de l’eau. On trouve enfin l’eau après un belle descente dans la terre et les feuilles mouillées. Autant dire que la remontée a été un pur plaisir 😄.

Mais on va pouvoir manger quelque chose de chaud, donc ça en valait la peine. La pluie se remet à tomber, on se dépêche de finir de manger et on va se coucher sous le bruit de l’eau sur la tente qui nous berce… ou pas.

À nouveau, dur réveil, la tente est humide et nos affaires aussi, les chaussures et chaussettes n’ont pas séché, c’est un plaisir de les remettre 😄.

On reprend la route, qui nous emmène dans un endroit impraticable (trop de plantes pour passer). Julie à la bonne idée de passer par la crête de la colline, qui est moins fournies en végétation. Ce sera bien 45 minutes de montée à pic sur la crête. Arrivés en haut, nous voyons enfin le village d’arrivée (puis le chemin qu’on aurait dû prendre la vieille aussi… 😄).

Le chemin est quand même bien remplis de plantes, heureusement qu’on a les bâtons pour essayer de dégager notre route (même si une machette aurait été plus utile).

On avance gentiment dans toute cette végétation, on glisse sur des cailloux, on tombe, on se griffe de partout, l’aventure quoi 😊.

Puis on arrive enfin sur une route, qui nous emmène gentiment à Chulumani, fin de notre trek. L’avantage est qu’on a croisé 0 touristes en 4 jours, juste 2 locaux le deuxième jour qui cherchaient leur vache et deux locaux à l’arrivée qui nous ont pris en photos et quand on leur a dit ce qu’on avait fait (sans machette), on fait un « OHhhh », sous-entendu un peu taré ces gringos. Une fois au village, on s’arrête manger un bon repas de midi avant de prendre le bus direction La Paz.

7h de minibus pour faire environ 200km de route… c’est qu’ils sont pas très puissants leurs machins ici. On arrive enfin à La Paz en début de soirée, le temps de dire au revoir à notre gentil guide, faire quelques courses et finaliser nos sacs pour le lendemain, car nous partons pour découvrir le lac Titicaca et Isla Del Sol.

On a toujours les pieds mouillés, mais on a vécu une belle aventure.

Il fait froid mais on est content

À tout bientôt, des becs 😘

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