Trek Choquequirao – Machu Picchu

Notre bus pour rejoindre Cusco étant arrivé ‪à 4h30 du matin‬ au lieu de 9h 😄, on part rejoindre notre hostel (El Labrador) pour voir si on peut déjà déposer nos sacs. Comme les gérants sont super sympas, ils nous laissent même terminer notre nuit sans payer de supplément.

‪Vers 13h‬, on rejoint à nouveau Valéria (qu’on avait déjà croisé en Patagonie) pour se faire un bon repas de midi et une après-midi glace et tour au centre ville.

Le lendemain, on s’attaque à l’organisation de notre trek, planification du tour et des arrêts camping et liste des courses. A savoir que le trek va nous prendre 9-10 jours avec deux journées de visite des ruines incas. Le trek jusqu’au Choquequirao est assez connu maintenant (même si on ne croise pas beaucoup de gens), mais la suite du trek (appelé « El camino de los locos » par les locaux 😄) se fait beaucoup moins.

La bouffe pour le trek

Depuis Cusco, des agences proposent le même trek mais pour 1200 à 1500 $ par personne (du coup avec des mules, ce qui aide un peu)… pour nous, ça nous aura coûté environ 300 $ pour les deux (sans l’entrée au Machu Picchu), donc ça vaut la peine de le faire en solo.

On profite aussi pour se faire plaisir et manger encore des bons repas (ceviche frais, burger, etc…).

Le jour suivant, Julie n’est pas au top, un petit rhume vient nous embêter. On parcourt quand même Cusco à la recherche de tout ce qu’il nous faut, et on ira se manger un dernier délicieux souper à Ecantasq’a (recommandé par Delphine 😋).

Après une bonne nuit de sommeil, on part en direction de l’Avenida Arcopata d’où partent les minibus qui nous emmèneront proche la ville de départ. On prend le minibus qui nous emmène à Carahuasi, où nous devons prendre une voiture qui nous emmène au croisement pour Cachora. Sur la route, on croise des élevages de Cuy (prononcé « couille » 😄), qui sont des cochons d’Inde (car oui, ils les mangent au Pérou).

À ce croisement, nous devons prendre une autre voiture pour finalement rejoindre Cachora, d’où débute le trek du Choquequirao. Arrivés là-bas, nous trouvons par hasard Matteo (italien), le gérant de l’hostel Casa Nostra, où nous voulions passer la nuit. Comme c’est le jour d’ouverture, ils n’ont pas grand chose, mais Matteo nous fait quand même un plat de pâtes sauce tomate délicieux à l’italienne.

Jour 1 – De Cachora à Santa Rosa

C’est enfin l’heure pour nous de commencer notre trek. On prend un taxi qui nous emmène au col de Cachora, puis on se met en route. C’est aussi la première marche avec nos sacs pleins (environ 16kg pour moi et 13kg pour Julie). On commence dans des paysages un peu mystiques, dans les nuages.

La première partie nous fait descendre 1400m sur 12km de long, et avec les sacs pleins, autant dire que c’est difficile, on se demande déjà si on va finir le trek… Pour ma part (Julie), avec un bon gros rhume, l’énergie est au plus bas, mais je me motive en me disant que c’est de la descente, bon au bout d’un moment la descente devient vraiment pénible, vivement une petite pause repas.

On arrive gentiment en bas vers la rivière, où on prendra une bonne pause avant d’attaquer la remontée de l’autre côté, c’est le début d’après-midi et il fait super chaud (presque 30 degrés et très humide). On fait aussi connaissance avec nos compagnons de trek, les mouches de sable (sandflies, saleté de bestioles de la taille d’un moucheron qui a besoin du sang humain pour se reproduire et qui te démange à t’arracher la peau pendant des jours et les moustiques et autres insectes peu appétissants … 👍🏻 On s’attendait vraiment pas à une chaleur aussi étouffante.

Pour rejoindre le camping de Santa Rosa, il nous faut traverser la rivière et encore grimper 550m sur 3km, et avec la chaleur, c’est vraiment très difficile…

Mais on atteint le camping en fin de journée, juste à temps pour installer la tente, prendre un bon repas préparé par nos hôtes (riz, frites et œuf 😄) et se coucher tôt pour récupérer un peu.

Jour 2 – De Santa Rosa au Choquequirao

Le réveil sonne tôt, on aimerait marcher quand il ne fait pas encore trop chaud. Petit déjeuner vite fait, rangement des affaires et on se remet en route.

Julie traîne toujours son rhume, ce qui ne facilite pas la tâche durant ce trek. Au programme aujourd’hui, 900m de dénivelé sur 4km, toujours avec un grand soleil (et donc une chaleur étouffante).

Après quelques heures de marche, on arrive enfin au village de Marampata, où on s’arrête pour prendre un repas de midi bien mérité 😊 (riz, lentilles et petite salade). La famille est super gentille et ils ont même un bébé chien qui fera le plaisir de Julie.

Julie et son bébé chien

On se remet en route pour enfin rejoindre le camping du Choquequirao. Après quelques km de marche (toujours pas à plat), on atteint le check-point, où il faut s’inscrire et payer l’entrée (60 soles par personne) qui comprend aussi le prix du camping. Et on voit enfin les ruines (de très loin 😄).

Le Choquequirao de loinVue du Choquequirao depuis le sentier

Tout le monde nous a dit qu’il n’y a pas d’eau vers le Choquequirao, du coup, on a racheté 2,5L, ce qui rend mon sac presque insupportable sur le dos. Mais en arrivant au camping, on découvre qu’il y a beaucoup d’eau et même des douches (froides bien entendu, sinon ce serait trop beau). Donc se casser le dos pour rien : check.

On s’installe et on mange notre repas accompagnés par les copains de Julie. Il faut quand même préciser, que Julie est probablement la seule personne à avoir acheter et porter de la nourriture pour chien (au cas où). Ça aura fait le bonheur de cette petite famille de chats (et de notre ami Matou Picchu, qui profite du soleil 😉).

Jour 3 – Visite du Choquequirao

Aujourd’hui, soulagement, on va visiter les ruines du Choquequirao sans nos gros sacs 😉 (journée de repos). Enfin repos moyen parce que mine de rien, ça monte et ça descend pas mal.

Le soleil est toujours avec nous, c’est une magnifique journée. On commence par les ruines les plus éloignées (et les plus petites), pour finir avec une vue splendide de haut sur la place principale.

Le gros avantage, c’est qu’on est tout seul à visiter le site 😊. On descend pour aller voir les terrasses lamas (ça descend beaucoup quand même, les mollets en prenne un coup…).

Le Choquequirao serait 2 fois plus grand que le Machu Picchu, mais actuellement, seulement 30% a été découvert. Et franchement, ça a été un gros coup de cœur pour nous. Les ruines sont très belles, le panorama incroyable, tout est bien entretenu et surtout, il y a très peu de monde qui les visites.

De retour au camping ‪vers midi‬, on décide de se reposer tranquille tout l’aprèm au soleil. Ça fait beaucoup de bien.

Jour 4 – Du Choquequirao au Rio Blanco

Normalement, cette 4ème journée devait nous faire arriver à Maizal. Mais ça fait 400m de dénivelé positif jusqu’au col du Choquequirao, puis 1300m de descente, en finissant par encore 1100m de montée super raide jusqu’à Maizal.

Vu la fatigue (et aussi le fait qu’on ait du temps), on a décidé de partager cette journée en deux et de dormir en bas de la vallée, au Rio Blanco.

Une dernière jolie vue du Choquequirao depuis le col et on attaque la descente. A partir de ce moment, on ne croise plus personne sur le chemin (les tours organisés s’arrêtent aux ruines).

Vue depuis le col Choquequirao

Sur la descente, on s’arrête ‪à midi‬ aux ruines de Pinchaunuyoc. De très jolies terrasses ressemblant un peu à un amphithéâtre et avec des mules qui mangent et se reposent.

Ruines de Pinchaunuyoc

La descente continue, il pleut un peu, il fait super chaud et aussi très humide. On peut aussi voir la montée que l’on doit faire le lendemain et franchement, ça donne pas envie 😄.

Montée de la mort

On est bien content d’arriver tranquillement à la rivière et de pouvoir poser la tente au sec. Et surtout, on en profite aussi pour se faire une petite « baignade » dans le fleuve (l’eau était fraîche mais ça fait du bien).

On sera aussi obligé de faire un feu, histoire d’éviter les attaques des sand flies et moustiques (et c’est qu’ils sont coriaces ces machins…). On est déjà recouvert de piqûres et qu’est-ce que ça gratte!

Camping au Rio Blanco

Jour 5 – Du Rio Blanco à Maizal

Réveil difficile, nos jambes sont fatiguées et on sait qu’on a 1100m de montée à faire aujourd’hui. On se met gentiment en route tant qu’il ne fait pas trop chaud.

La route est super raide, la chaleur est revenue et les moustiques nous tournent autour, de quoi devenir fou… heureusement, le temps se couvre et un petit orage passe nous rafraîchir un peu. On peut voir aussi la route descendue la veille (ça donne envie 😄).

Descente de la mort

‪Vers 15h‬, on aperçoit enfin le camping de Maizal (et qu’est-ce qu’on est content). Ce jour-là, personne n’est présent au camping, mais il y a de l’eau et des toilettes « fonctionnelles ». On est rejoint par un couple qui fait le même trek que nous et devinez quoi, c’est aussi des Suisses 😄 (comme quoi on est un peu fou chez nous pour se lancer dans des treks pareils).

Après quelques parties de cartes et un « bon » repas, on se prépare à aller se coucher, et à ce moment, on voit plein de lucioles qui nous tournent autour, un spectacle magnifique à 3500m d’altitude (ça nous rappelle un peu le plancton phosphorescent aux Philippines et aux Raja Ampat 😊).

Jour 6 – De Maizal à Yanama

À nouveau réveil tôt histoire de partir quand il ne fait pas trop chaud. Programme de la journée, 1100m de montée jusqu’au col de San Juan (4150m d’altitude), puis 700m de descente pour arriver au village de Yanama, où nous passerons la nuit.

Pour une fois, le soleil est derrière les nuages (oui, c’est rare de pas vouloir voir le soleil 😄), ce qui nous permet de marcher au frais.

La montée commence relativement tranquillement, en tout cas beaucoup moins raide que la veille et c’est pas plus mal 😉. Mais arrivé à la moitié environ, le chemin inca commence. Il faut savoir que les incas adoraient faire des escaliers sur leur chemin. Mais ce qui est étrange, c’est qu’ils pouvaient construire des maisons et des terrasses en pierre avec une précision au millimètre, mais ils n’étaient pas foutus de faire des marche d’escalier correctes… et on se demande si les incas n’étaient pas des géants vu la hauteur de certaines marches.

Escaliers incas

Plus on se rapproche du col, plus ça grimpe (et aussi plus nos jambes sont fatiguées). Même les jolies vues de la vallée ne nous font pas oublier la fatigue…

On arrive enfin au col, après environ 5h de marche. L’énergie de Julie est arrivée en dessous de 0. On se fait une pause à l’abri de la pluie pour tenter de reprendre des forces avant la descente.

La descente jusqu’à Yanama n’est pas très difficile, mais après 6 jours, on est bien crevés et nos jambes aussi. Le soleil est revenu, il fait super beau et assez chaud, l’autre côté de la vallée est simplement magnifique, des fleurs partout, des anciennes mines d’argent, pleins d’oiseaux.

On arrive enfin à Yanama, on a l’impression que c’est un village fantôme (on ne voit personne…). Mais on trouve un camping, on installe la tente et on fait quelques courses pour manger le soir.

Malheureusement pour nous, notre réchaud a décidé de ne plus fonctionner, du coup on abandonne les pâtes et on se nourrit de cookies et Coca-Cola 😄.

Jour 7 – De Yanama à Playa

Ce matin, le temps est couvert, il fait super froid et on a aucune envie de marcher. Normalement, cette journée nous fait monter à un col à 4600m (donc presque 1300m de dénivelé). On avait déjà décidé la vieille que nous prendrions un bus pour cette journée.

Donc ‪à 5h du mat‬, on est prêt à prendre le bus, mais vu que c’est des horaires péruviens, le chauffeur ne viendra qu’‪à 5h45‬… et on finit par partir ‪à 6h‬. On s’arrête au col pour prendre des photos (il fait super froid et il pleut un peu).

Col Mariano Llamoja

Manque de bol, une pièce de la roue du bus se casse un peu plus loin et notre chauffeur tente de réparer ça (en mode MacGyver 😝 avec un clou rouillé). On peut reprendre la route mais pas pour très longtemps, les freins surchauffent et le chauffeur ne veut plus continuer.

MacGyver en pleine réparation

On se retrouve donc à Collpapampa (un petit village), à attendre sous la pluie qu’un autre minibus vienne nous prendre. ‪Après 2h‬, on prendra un minibus qui nous emmènera finalement à Playa.

Arrivés à Playa, il y a plusieurs campings au centre, mais on décide de marcher encore quelques km, histoire de se rapprocher du chemin qui nous emmènera au Machu Picchu. Et on a bien fait, car le camping est super joli, les hôtes sont adorables et surtout, on a pu s’acheter un délicieux miel d’orchidées pour le petit déj 😊.

Au final, on a été très content de prendre un minibus aujourd’hui, car avec la pluie et l’orage, on aurait été complément démotivé.

Jour 8 – De Playa à Aguas Calientes

Le dernier jour de trek est enfin arrivé. On se lève tôt, car on a quand même une longue route à faire. Beaucoup d’autres treks organisés passent par ce chemin, donc on croise pas mal de gens sur la route. Ça nous change, on était un peu seul au monde depuis quelques jours.

Donc on se met en route pour faire les 800m de montée jusqu’au col et jusqu’au ruines de Llactapacta, d’où on peut enfin apercevoir de très loin le Machu Picchu (on est heureux, ça veut dire qu’on touche au but 😄).

Machu Picchu de très loin

Puis ensuite, une longue descente d’environ 2h pour rejoindre Hydroelectrica, dernière étape avant Aguas Calientes. Un « village » hyper touristique où arrivent le minibus des excursions et le fameux train qui mène au Machu.

On a encore environ 3h de marche le long des rails (et qu’est-ce c’est long…) pour enfin arriver à Aguas Calientes (ou Machu Picchu Pueblo). La ville n’a pas beaucoup de charme, mais ça nous rappelle un peu El Nido aux Philippines (pleins de resto et de bars à touristes).

On y enfin arrivés !

On file acheter nos billets pour la visite du Machu Picchu, on s’installe dans une hostel (où on prendra enfin une douche chaude) et on part manger dans un super bon resto (ben oui, on a le droit de se faire plaisir après 8 jours de trek).

Ceci marque enfin la fin de notre trek, on est vraiment content de l’avoir fait, même si c’était difficile et on est super fiers de nous 😉. Les paysages et les ruines incas sont vraiment magnifiques, on en a pris plein les yeux.

Demain, on part enfin visiter le fameux Machu Picchu et on se réjouit.

Gros becs 😘

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