Dans la jungle équatorienne

Après les Galapagos, nous avions encore besoin de nature et d’animaux (on en aura probablement jamais assez), nous avons donc décidé de passer quelques jours dans la jungle équatorienne.

Nous rejoignons tout d’abord Quito où nous passons une nuit puis une journée à se balader. En soirée, nous rejoignons le terminal de bus de Quitumbe pour prendre un bus de nuit direction Lago Agrio, l’entrée pour la jungle. Tout le monde se retrouve dans un hôtel et rejoint les différents lodges qui organisent ces excursions dans la jungle. Nous avions choisi le Nicky Amazon lodge. Après une nuit (blanche) dans le bus, il nous reste encore 2h de bus et 3-4h de pirogue pour atteindre le lodge perdu dans la forêt amazonienne de la réserve de Cuyabeno. Après un bon repas de midi, on embarque sur la pirogue, on prend notre temps afin d’admirer les paysages merveilleux et, grâce à Diego et sa vue de lynx, chercher des animaux dans leur habitat naturel. On a de la chance, après quelques minutes de pirogue de voir un anaconda (un petit anaconda, à l’âge adulte ils peuvent mesurer jusqu’à 10m de long, un mètre de circonférence et 400kg 😱 ), on voit ensuite de merveilleux oiseaux multicolores et un paresseux pendu au sommet d’un arbre en train de prendre le soleil.

Nous arrivons ensuite au Nicky lodge, 7 bungalows (avec plusieurs chambres chacun) et un grand bungalow pour les repas. Tout est ouvert, une petite grenouille a même élu domicile dans notre chambre. Comme dans la jungle beaucoup d’animaux peuvent être fatal, on demande quand même au guide si elle est dangereuse!

On se retrouve ensuite tous pour la première activité, balade de nuit dans la jungle. Pantalon, pull à longue manche, botte en caoutchouc, lampe torche et c’est parti. Pas besoin d’aller très loin, autour du lodge, on trouve déjà beaucoup d’insectes, araignées, tarentules et serpent!

Notre guide Diego connaît tout sur tout, on apprend énormément de choses et la nature nous surprendra toujours! Après ce premier contact de nuit avec la jungle, un bon repas et surtout une bonne nuit de sommeil.

‪6h30‬ le lendemain matin, départ en pirogue à la recherche d’animaux. C’est un plaisir indescriptible de voir ces animaux dans leur habitat naturel en liberté et non comme beaucoup de gens s’en contente, derrière une vitre ou grillage. Toucans, perroquets, papillons tellement colorés qu’ils nous éblouissement, les singes qui se balancent de branches en branches dans ce décor incroyable de jungle, ça n’a tout simplement pas de prix.

‪Après le petit-déjeuner‬, on repart en excursion, mais à pied cette fois. Diego nous en apprend un peu plus sur les arbres et plantes et comment les indigènes les utilisent. Seulement 3% des arbres de la forêt amazonienne sont connus et répertoriés. Malheureusement, il y en a, et c’est pareil pour les animaux, que nous ne verrons jamais, des arbres et des animaux qui seront éteints avant même de les avoir découvert, à cause de nous! Ça fait réfléchir croyez moi.

Diego aime beaucoup nous faire tester des trucs, il demande toujours des volontaires (des fois mieux vaut ne pas se porter volontaire 😂). Il part dans la jungle et revient avec une sorte d’écorce blanche qui vient d’une liane. Il nous explique que les indigènes l’utilise pour se déboucher le nez quand ils ont le rhume. Il met un peu d’eau la dessus et l’idée c’est que tu dois aspirer l’eau mélangées à l’écorce avec le nez. Disons que c’est sûr à 100% que ton nez est débouché après ça! Comme si tu sniffais du wasabi avec un goût d’ail 😅!

On trouve encore pleins d’insectes dont personne du groupe ne soupçonnait l’existence et aussi une migale de bananier morte (heureusement parce que elle, elle te tue, toujours vérifier l’intérieur de des chaussures avant de les mettre dans la jungle!).

Migale des bananiers

Ensuite, repas de midi et siesta sur les hamacs avant la sortie de l’après-midi en pirogue. Cette fois pas moteur, on se laisse dériver en admirant les paysages. On rencontre aussi les dauphins roses d’Amazonie (photo impossible par contre). Des dauphins d’eau douce, physiquement très différent de celui d’eau salée. Il naît gris et s’il est très actif, sa peau se colore en rose. Mais ceux qu’on a vu devait être un peu fainéant! On se rend à un endroit où normalement une famille de singe de poche (10cm) vit depuis quelques années. Après quelques minutes d’observation, ils viennent nous voir! Alors les photos par ici c’est pas facile (souvent les animaux sont loin, bouge et nous aussi sur la barque), on vous met quelques photos qui ne sont pas toujours de bonne qualité mais ça donne une bonne idée de la beauté des animaux qu’on a pu découvrir!

De nouveau une petite sortie nocturne, Diego nous trouve encore quelques beau spécimen comme cette sauterelle homard mâle d’environ 12cm sachant que la femelle fait 30cm c’est rassurant! 😂

On croise également une bonne grosse araignée sur sa toile sur notre chemin. Diego est super heureux, il veut faire une expérience. Cette fois pas de volontaire. Il va chercher une fourmi (bullet ant) qui fait environ 2 à 3 cm et si elle te pique c’est comme si on te tirait dessus avec un pistolet, oui oui! Vous visualisez la fourmi 😁 Diego en trouve une qu’il ramène sur un bâton et la pose sur la toile… Et là, on assiste en direct à l’attaque spectaculaire de l’araignée. En une demi seconde, elle commence à l’emballer comme spiderman pour la dévorer. En vidéo dans le recap de l’equateur.

Après ces émotions, direction le repas du soir et une bonne nuit avec des beaux rêves!

Le lendemain, c’est un peu différent. En effet, dans la réserve de Cuyabeno, il y encore quelques tribus qui sont représentées. Elles vivent grâce à l’éco tourisme (les gens travaillent dans les lodge, comme chauffeur de pirogue ou font visiter leur village). Ils préfèrent vivre ainsi cela leur permet de vivre encore dans la réserve comme ils le faisaient avant, ils n’ont pas besoin d’aller dans la ville travailler ou encore de travailler pour une compagnie pétrolière. Ils ont appris l’importance de protéger la nature et les animaux qui les entourent. Nous nous rendons dans un village de la tribu Siona où nous sommes accueilli par mama Aurora qui a entre 80 et 85 ans et qui parle encore leur langage siona et aussi l’espagnol. Diego nous présente encore quelques plantes médicinales. Il demande un volontaire qui a un peu mal au dos. Du coup, on voit comment les indigènes traitent leur douleur musculaire. Ils se fouettent avec des ortilles (pauvre volontaire) 😂. On s’arrête aussi devant une plante que les siona utilisent pour la pêche. Ils récoltent les feuilles, les pilent et les dispersent là où se trouvent les poissons. La toxine de la plante empêche le poisson de respirer et il meure! Plutôt ingénieux non? Vous vous demandez peut-être comment les indigènes ont fait pour découvrir les secrets de tout ces arbres et plantes qu’ils utilisent pour chasser ou se soigner. Eh bien, généralement, dans chaque tribu, il y a un chaman. Le chaman prenait une plante appelée ayahuasca, une sorte de drogue qui indiquait au chaman où se trouvait les plantes dont ils avaient besoin. Aujourd’hui, beaucoup de touristes cherchent à prendre cette drogue en Amérique latine, le problème est qu’elle est fortement hallucinogène et ça se passe pas toujours très bien!

Après avoir déterré quelques racines de manioc, appelé yuca ici, on se rend dans une maison traditionnelle pour y préparer le pain de yuca que les siona mange à tous les repas avec du poisson, de la viande et du piment. Un groupe pêle le yuca, l’autre le lave et le troisième le rape. Après il faut enlève l’eau du yuca avec une technique siona. On met le yuca dans une sorte de panier en bananier et on le tord comme pour essorer un linge. Une fois sec, on le fait cuire comme une crêpe sur une plaque en terre glaise très chaude. Et c’est prêt! Je me suis essayée à la cuisson du pain, pas évident mais mama Aurora a dit que j’avais sûrement été une siona dans une autre vie! Cette femme m’a beaucoup touchée, j’ai passé un moment unique à son contact et j’espère que ces tribus seront épargnées de notre folle civilisation. Il faut savoir que dans toute l’Amazonie vivent encore environ 120 tribus.

Certaines vivent comme depuis le début. Impossible de les approcher même en tant que local, tu finirais mort avant même de t’en rendre compte avec une flèche empoisonnée dans le crâne. Ces tribus vivent en communauté, partagent tout, chassent avec flèches et sarbacanes, vivent nus, n’ont aucune connaissance de ce qu’il se passent sur notre planète mais ont tellement de connaissances de la nature et des animaux, plus que beaucoup de scientifiques probablement. Ils sont protégés par les gouvernements afin que personnes ne viennent les déranger et leur amener nos maladies. Je suis heureuse de savoir qu’au moins on respecte ces gens et qu’on les laisse tranquille. Ça nous ferait du bien des fois de vivre simplement comme eux non?

Nous quittons mama Aurora, elle éclate de rire quand je lui dis merci dans sa langue ça me réchauffe le coeur. En fin de journée, nous partons vers la Laguna grande pour admirer les paysages fous au coucher du soleil.

Puis on essaie de trouver les fameux caymans. Et là, Diego m’hallucine. Il fait nuit noir, le ciel étoilé est merveilleux, en balayant sa lampe torche de haut en bas, il arrive à répérer trois caymans dont un de 3m environ. Ils peuvent mesurer jusqu’à 6m!

On est tout fou d’avoir vu cette créature de si près!

Le lendemain, on est plus que Julien et moi, les autres faisaient 4 jours et nous 5. On retourne à la Laguna grande en pagayant dans ce décor vraiment dingue!!!!!!

On croise des singes dont un trop chou!

Ensuite on part à la recherche d’un gros anaconda mais ils se cachent. Après un petit repas sur la pirogue, on part explorer à pied, on traverse encore une fois l’équateur, on trouve une colonie de milliers de fourmis qui transportent les feuilles et un arbre poison qui produit le curare!

Petite balade superbe, ensuite on reprend notre barque et on fait une petite baignade (petite parce qu’après avoir chercher des anacondas et des caymans tu ne te baignes pas des heures en Amazonie 😂). Retour au lodge, avec le soleil. On a vraiment eu de la chance, pas beaucoup de moustique et un peu de pluie le jour où on cuisinait avec mama Aurora. Comme il pleut 260 jours par an, évidemment ça s’appellerait pas rainforest sinon, on a eu de la chance.

En soirée, dernière balade nocturne où nous pouvons encore admirer des insectes improbables ainsi qu’un oiseau qui dort sur une branche. On entend des cochons sauvages mais on ne parvient pas à croiser leur chemin. Repas du soir et nous allons dire bonjour à la tarentule de notre bungalow avant d’aller dormir.

Lendemain matin, dernière balade où Diego nous en apprend encore sur les arbres et les plantes. Quelques singes nous observent. ‪Après le petit-déjeuner‬, il est temps pour nous de faire nos adieux à Diego et à l’Amazonie. Deux heures de pirogues direction le bus pour Lago Agrio. Nous avons encore la chance de voir quelques animaux dont les magnifiques haras bleus. Puis c’est reparti pour les 9h de bus direction Quito.

Nous avons trouvé un vol pour la Colombie qui part de Quito ‪à 5h du matin‬, on passera donc la nuit à l’aéroport histoire d’économiser une nuit d’hôtel. Alors on se retrouvera au nord de la Colombie pour la suite des aventures!

A bientôt
Des becs 😗

Jungle selfie

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