La Ciudad Perdida (cité perdue)

Après avoir visité un peu Carthagène, nous prenons un bus en direction de Santa Marta, petite ville balnéaire du nord de la Colombie. Santa Marta est surtout le point de départ pour beaucoup d’attractions touristiques, mais son centre est mignon et animé. On est confronté à beaucoup de vendeurs ambulants, chanteurs et danseurs venus du Venezuela. La crise est tellement importante là-bas que pour beaucoup, la seule solution est de quitter leur pays et venir en Colombie tenter de survivre en vendant bonbons, chocolats et autres dans la rue et dans les bus.

Comme on a pas été très actif ces dernières semaines, on s’était dit qu’un dernier petit trek nous ferait du bien. J’étais tombée par hasard sur un site qui parlait d’un trek jusqu’à une cité perdue qui appartenait aux indiens Tayrona. Après un peu de lecture sur le sujet, nous avions réservé pour 4 jours de trek avec l’agence Expotur. Étant donné que la cité perdue se trouve dans la sierra nevada, sur les terres de la tribu des indigènes Kogis, le seul moyen d’y aller est avec une des agences qui organise ce trek, les prix sont fixés par le gouvernement donc pas de gros changement selon les agences.

Après avoir passé une belle soirée à Santa Marta et une bonne nuit de sommeil dans le super hostel « Republica », on se rend au rendez-vous pour le départ du trek. On sera quand même une bonne trentaine à partir, répartis en groupe de 10-12 personnes (ça nous change de nos treks seul au monde), mais notre groupe est super, pleins de gens très sympa! C’est parti pour 2 heures de voiture jusqu’au point de départ. Après un bon repas de midi pour prendre des forces, on commence le trek en direction du premier campement que nous atteignons après 4 de marche, sous la pluie et dans la boue mais avec la chaleur, c’est pas plus mal. On arrive trempé au campement, chacun s’installe et prend une bonne douche froide et il est temps de la bière et du repas.

Gabriel, Daviana et José nos guides, nous annoncent que demain on va moins rigoler, réveil 5h, début de la marche ‪à 6h‬ pour 7h de marche 😄. Comme c’est la saison des pluies et qu’on veut l’éviter, on essaie d’arriver au campement tôt. La pluie arrive en général ‪vers 15h‬.

‪A 5h réveil, on enfile nos habits et chaussures mouillées, et on file. La chaleur est déjà insupportable à 6h du matin et ça grimpe! Quand un guide colombien te dit qu’après la grosse montée c’est plat. Eh bien, c’est pas vrai du tout, c’est jamais plat! ‬

‪Après 2h30 de marche, on arrive sur les terres des Kogis. Une des tribus indigènes de la Sierra Nevada. Les Kogis sont vêtus de blancs (pureté de la neige des sommets sacrés), cheveux long et noirs. Ils vivent dans des huttes dans les montagnes. ‬

Village Kogis

‪On voit beaucoup d’enfants, mais eux ne nous regarde presque pas, tout comme les adultes. Quand un garçon a 18 ans, il va voir le Mamo (chaman) de son village qui lui donne un poporo (un peu difficile à expliquer mais il s’agit d’un objet en bois où les Kogis mettent du calcium à l’intérieur fait à base de coquillages). Quand les hommes ont du temps libre, ils mâchent de la coca avec le calcium et ensuite colle leur salive sur cet objet. Au bout de quelques années cela donne une grosse couche jaunâtre qu’ils amènent au Mamo et celui-ci peut ainsi connaître toutes leurs pensées, si c’est pas claire je vois ferais un dessin en rentrant!. En plus de recevoir ce fameux poporo, le jeune homme de 18 ans reçois une femme. Les femmes peuvent se marier après leur deuxième cycle menstruel.‬

La vie d’un Kogis est surtout rythmée par le travail. Pour les hommes, travailler dans les champs pour faire vivre sa famille, entre le lever et le coucher du soleil. Et pour la femme, s’occuper des enfants et fabriquer leur sac traditionnel. Les garçons sont éduqués par le père et les filles par leur mère.

Notre première rencontre avec eux est vraiment intense. Nous poursuivons jusqu’au campement où nous nous baignons dans la rivière bien fraîche (bonheur indescriptible avec cette chaleur!), puis repas ‪de midi à 10h30‬ et c’est reparti pour une bonne montée. Sur le chemin, on croise beaucoup de militaires, car avant, il y avait beaucoup de paramilitaires et la présence militaire les tient éloignés des chemins touristiques! Après encore quelques heures de marche, on arrive au campement pour la nuit. Nous sommes à 1km de la cité perdue. Petite photo du campement, cherchez l’intru, il s’appelle Pepe!

Lendemain, 5h, on renfile nos habits toujours mouillés (ils ont jamais séché!), il nous faut environ une heure pour atteindre cette fameuse cité perdue après 1200 marches à gravir et une rivière à traverser!

Et finalement, on y est, cité des indigènes Tayrona, tout simplement magique. On passe 3h dans cette cité a essayé de l’imaginer quand elle était habitée. Seulement 40% peuvent être visité. Le lieu principal de la photo est sacré pour toutes les tribus indigènes de la Sierra Nevada.

Il y avait environ 1800 Tayronas qui vivaient dans cette cité, perchée dans les montagnes et la jungle de la Sierra Nevada. Ils y cultivaient toute sorte de produits et fabriquaient des bijoux en or et pierres précieuses (dont on ignore toujours certains secrets de fabrication). On y trouve aussi une prison, où étaient enfermés les indiens ne respectant pas les règles. Une des pires peines étaient de leur couper les cheveux (ils représentent leur lien avec Mère Nature). Les Tayronas avaient également dessiné des cartes de la région sur des rochers, où on peut voir les différents courts d’eau et village des alentours.

On redescend et, après un bon repas, on repart pour quelques de marches pour atteindre le campement de la nuit et faire une baignade dans la rivière. Tout le monde en a pris plein les yeux et la tête! C’est notre dernier soir et nous avons la chance de rencontrer un Kogis qui vient nous parler d’eux et de leur message. Oui, les Kogis ont un message pour nous (petit frère comme ils nous appellent) et un message très important. Tout le monde l’écoute avec attention. Cette homme nous explique que dans leur culture, la Sierra Nevada est le poumon du monde. Leur dieu principal est la terre mère, mais ils ont aussi un dieu soleil. Les Mamo (chaman), ressentent les énergies de la terre mère et depuis longtemps la balance entre le bien et le mal est rompue. Le mal l’emporte. Cet homme nous explique très justement que c’est à cause de nous, nous ne respectons pas notre terre, nous la détruisons au profit de l’argent. Ce moment est fort, émouvant, fait réfléchir. Mais il a évidemment complètement raison. Il est heureux que des gens viennent jusqu’ici pour écouter leur message. Il nous explique que nous avons la chance de laisser toute notre énergie négative à la cité perdue. C’est pour cela que chaque mois de septembre, elle ferme et que les Mamo des différentes tribus se réunissent pour purifier les lieux. On vous met ci-dessous, le lien d’un reportage sur les Kogis, très intéressant pour en savoir plus.

Reportage BBC sur les Kogis cliquez ici!

C’est le coeur rempli d’émotions que nous allons nous coucher « bercé » par les bruits de la jungle!

‪5h du matin c’est reparti pour une longue demi-journée, 6h de marche entre 6h et midi! On profite des derniers paysages somptueux de la jungle.‬

‪Et c’est épuisé que nous atteignons la fin du trek. Repas, les adieux à nos compagnons de trek fort sympathiques en esperant que tout le monde se porte bien 😉 et retour à Santa Marta pour une douche plus que nécessaire 😂.‬

Demain on remet ça, enfin presque, on va marcher dans le parc national Tayrona et profiter de ces magnifiques plages 😊

Te quiero Colombia 🇨🇴 

Des becs 😗

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